Collomb a fait un cauchemar

 

Dans la nuit de dimanche à lundi, le maire de Lyon a «rêvé» que le deuxième tour des municipales à Lyon s’était déroulé normalement. Une exclusivité Lyon Gag’ 

 

Une semaine déjà ! 

On ne vous parle pas cette prison «sanitaire» où Lyon est enfermé depuis une semaine, comme toute la France. Avec ses taulards verts de trouille qui applaudissent leurs gardiens tous les soirs à 20h, aux fenêtres de leur cellule… 

Non, on vous parle simplement du premier tour des élections municipales à Lyon, dimanche 15 mars, dont les résultats spectaculaires auraient du logiquement être confirmés par un deuxième tour, ce dimanche 22 mars. Mais Corona «l’ennemi invisible» a accordé, dans son immense bonté, un sursis à tous ceux qui se sont pris une belle déculottée.

En tête de ceux qui se retrouvent cul nu : le maire de Lyon qui a eu une droit à une fessée magistrale.  

Pour mémoire on rappellera que le Roi Lyon n’est même pas arrivé à atteindre 15% des suffrages dans «sa» ville. Après 20 ans de règne ! Battu dans les 9 arrondissements lyonnais, notamment dans son fief du 9ème par une «gamine» de 28 ans. 

Les extrêmes eux aussi ont fait également un score ridicule, 5% pour le Rassemblement National, 10% pour la France Insoumise. Alors que la droite, annoncée victorieuse par les derniers sondages, se prend également une belle gamelle, plus de 10 points derrière les écolos.  

A la Métropole, même séisme. Le ministre éphémère revenu à Lyon pour défendre son territoire est battu dans 14 circonscriptions sur 14. Et il arrive péniblement en troisième position, à égalité avec Kim le «traitre» qui a osé le défier. 

La «faute» aux Verts qui réalisent une incontestable performance, se retrouvant en position de rafler la ville et la Métropole. Une façon pour les lyonnais non seulement d’exprimer leur sensibilité écolo mais aussi leur ras-le-bol d’un système Collomb à bout de souffle. 

Bref alors que la plupart des médias dit sérieux ont été assez prudents en se gardant de critiquer trop durement celui qui s’accrochait à son trône, Lyon Gag’ n’a pas hésité à se moquer ouvertement de cet animal politique mais aussi de ses adversaires avant d’appeler à voter pour un «printemps» Vert ! 

Mais ces mêmes médias se sont défoulés après cette vague verte qui a submergé la ville et son agglomération en noyant le vieux squale. Malheur aux vaincus ! Petite revue de presse dans les jours qui ont suivi : «L’empire Collomb s’effondre», «Une douche froide», «Un revers cinglant»… Même le très sage Progrès s’est étonné de cette «claque» pourtant prévisible. 

Il faut dire que le looser les a bien aidé. En sortant de «sa» mairie » au soir du premier tour, il a bafouillé «une erreur a été commise», l’air de se demander qui a bien pu commettre cette erreur. Mais pas question, pour lui, d’évoquer son entêtement à se présenter pour un quatrième mandat à 72 ans. 

N’est pas Edouard Herriot qui veut ! 

Mais grâce au président Corona, Gérard Collomb a obtenu une prolongation de trois mois où il va pouvoir se balader seul dans les couloirs déserts de l’Hôtel de Ville en engueulant ses fantômes. 

Va-t-il profiter de ce trimestre pour sortir enfin de ce piège, par le haut ? Rien n’est moins sûr. A moins que le Corona s’en mêle, il va resurgir pour répéter qu’il incarne l’avenir de cette ville. Mais on est prêt à parier que le 23 juin prochain, jour de la Fête de la Musique, les Verts vont chanter leur exploit. Et lui se ridiculiser, une deuxième fois.

D’ailleurs, ce matin, Lyon Gag’a été informé en exclusivité par ses gardes du corps ministériels, que Gérard Collomb aurait fait au cours de la nuit un horrible cauchemar : que le deuxième tour s’était déroulé normalement, ce dimanche. Et que les Verts ayant doublé leur score du premier tour. Emportant la majorité absolue à la ville comme à la Métropole, après avoir conclu une alliance avec tous les candidats raisonnables. Une liste «Tous ensemble sauf Collomb» préconisant une vie sans déplacements inutiles, sans gaspillages, sans projets délirants…  Bref une sorte de confinement volontaire pour vivre autrement. Plus cool, plus dans la proximité. Avec en prime plus de nature et moins de béton. Un exercice du pouvoir plus apaisé, aussi.

Suite à ce cauchemar, Gégé serait en réanimation. Ses jours ne sont pas en danger, mais il a plongé, rouleau de PQ à la main et couronne de lauriers sur la tête, dans un grand délire où il avoue «l’erreur c’est moi» rythmé par ses célèbres « euh » qui font son charme, celui d’un homme ordinaire, lui qui a fini par se croire extraordinaire. Un virus assez banal en politique mais dont le vaccin n’a pas encore été inventé. Faute de malades qui avouent leur maladie. 

 

Joker